Comment nos sociétés modernes ont détruit notre lien à la nature

Nos pieds auraient une méconnaissance de l’extérieur. Les pieds des plus petits en ignoreraient même parfois l’existence : de récents articles ont montré à quel point les nouvelles générations ont un lien fragilisé voire inexistant avec la nature. Peut-être avez-vous lu cette enquête venant de Grande Bretagne avec le titre choc « Nos enfants passent moins de temps dehors que les prisonniers 1» ? C’est en effet en me tournant vers différents travaux venant de Grande Bretagne que j’ai pu prendre connaissance de résultats d’études fort intéressantes. Et bien que la Manche nous sépare, les tendances vont dans le même sens de ce côté de la mer !

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Mes parents, ces hommes préhistoriques

« Quand j’étais jeune, je grimpais aux arbres ! ».

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Photo : Seika

Avec une déclaration comme celle-là, vous pourriez faire sensation ! Nos enfants ont en effet moins de liberté que nous-même à leur âge. Des exemples très concrets le prouvent. Outre-Manche, la moitié des enfants auraient interdiction de grimper dans les arbres2. En cause, la surprotection de nos enfants. Un grand nombre de parents a une inquiétude envahissante de la moindre blessure. Cela les conduit souvent à interdire à leurs enfants beaucoup de jeux (même ceux auxquels ils avaient accès). Pour autant, il semblerait aussi que 3 fois plus de petits anglais aient été accueillis à l’hôpital à la suite d’une chute de lit que d’une chute d’arbre2. La culture du risque (même celui de s’écorcher le genou !) hors écran est vraiment mise à mal. C’est aussi ce que constate Andrea Quaintmere, gérant du Parc Toffee Adventure Playground. : certains parents refusent que leur enfant prenne un risque potentiel. Ils ont oublié qu’un jour eux aussi ont été enfants et ont pris des risques. Pour leur plus grand bien !

 

« Quand j’étais jeune, j’allais faire du vélo toute seule ! »

Photo : Randen Pederson

Photo : Randen Pederson

Ne le leur disons surtout pas, cela pourrait leur donner des envies ! Aujourd’hui, le fait qu’un enfant ne sorte dehors seulement s’il est accompagné est en train de devenir une norme sociale. Les conséquences en sont tout aussi désastreuses ! En 2009, un rapport de Natural England 3 conclue que moins de 10% des enfants jouent dans des endroits naturels, sauvages contre 40 % des adultes lorsqu’ils étaient jeunes. De la même façon, le rayon d’itinérance des enfants à partir de la maison a baissé de 90% en 30 ans. Si nous pouvions aller jouer à 1 KM de chez nous étant enfant, nos propres enfants ne vont qu’à 10 m de la maison. Évidemment, le monde a changé. Nos peurs prennent le dessus. Les routes sont dangereuses, le fait est indéniable. Qui n’a pas eu l’occasion de voir ou subir un chauffard ? Rien que d’imaginer son enfant enlevé ou blessé glace le sang. Quand les messages d’enlèvements passent dans les médias ou quand un fait divers atroce d’un accident concernant un enfant fait la une des journaux, nous sommes imprégnés de ces informations. Résultat : nous ne laissons plus nos enfants jouer seuls dehors mais pour autant, les risques réels ont-ils vraiment augmenté ? Nous accompagnons donc nos petits mais nos vies sont rarement organisées pour nous permettre des sorties quotidiennes. Une sortie hebdomadaire ne semble pas non plus être une habitude. Nous habituons donc nos enfants à être de vrais « petits d’hommes » d’intérieur sous contrôle (le nôtre), génies des écrans et porteurs de nouveaux maux. Ce qui favorise leur déconnexion à la nature…

 

La nature, c’est pour les riches

Une enquête menée par Natural England révèle que la fréquentation de la nature est différente selon les revenus des ménages mais aussi ses origines4. Les enfants venant des familles aux revenus plus faibles fréquenteraient pour la moitié d’entre eux seulement un espace de nature une fois par semaine. Pour les ménages aux revenus élevés, la proportion s’élèverait à 74%.

Face au rythme « métro, boulot, dodo »  et la gestion du quotidien, la sortie dehors, dans le parc du quartier, sur le petit chemin derrière la maison,…n’a aucune chance d’exister.

Du moins, cette sortie est loin d’être au programme de toutes les familles ! Alors, oui, on peut supposer que lorsque l’un des parents peut être plus disponible pour ses enfants, ces derniers auront sûrement plus de chance de voir exister leur « green hour ». On peut donc aussi se dire qu’en effet, si le foyer peut fonctionner de cette façon, c’est sûrement que les revenus sont suffisants. D’où le lien entre la nature et la richesse. Si nous en restons là, autant se dire que tout est joué. Le caricature est faite : la nature (et la tablette) pour les riches et la nounou-tablette (sans la nature) pour les autres. Mais alors, pourquoi les petits qui vivent à la campagne n’ont-ils pas forcément un lien plus fort à la nature que les petits citadins.

Non, tout n’est pas si évident.

Photo : Bill Ward

Photo : Bill Ward

Pour commencer, posons-nous la question de l’attractivité de la Nature, de son image de marque. Le football a ses stars qui font rêver bien des enfants et les poussent ainsi sur le terrain. Quel enfant n’est pas initié à la tablette, au téléphone, à la télé dès son plus jeune âge ? Ces modèles sont ceux véhiculés par les personnages de films et dessins animés. Certains parents peuvent même être fiers de l’habileté de leur jeune enfant à manipuler tous ces outils. La nature n’a plus la côte ! Le naturaliste anglais David Lindo5 pense qu’on manque de modèles dans le domaine de la nature (du naturalisme). « Quand vous regardez les médias, la nature est toujours dépeinte comme un passe-temps purement blanc », regrette-t-il. C’est un problème de représentativité parmi d’autres. Qui aura entendu à la réunion de rentrée comme recommandation « Permettez-leur d’aller jouer dehors le plus souvent possible ! » ? Et pourtant, cela favoriserait leur réussite scolaire !

Plus de modèle, une déconnexion s’accélérant et une méconnaissance de la nature et de ses bienfaits qui prend de l’ampleur. La question des revenus est donc importante mais pas seule responsable. Quels choix dans les politiques des villes pour qu’il y ait des coins de nature accessibles à tous ? Quels choix dans nos foyers pour que nos enfants construisent ce lien indispensable à la nature ? Désolée, mais nous privilégions bien souvent d’autres activités…

 

Nature cherche directeur marketing

Vous voilà investi d’une mission des plus importantes. Convaincre adultes et enfants que le lien à la nature est indispensable au point de vue individuel mais aussi au point de vue collectif.

Permettez-moi de continuer notre visite touristique en Angleterre.

Project Wild Thing

Project Wild Thing

Le temps d’un film, « The Wild Thing Project », David Bond a accepté d’être ce directeur marketing tant recherché. Lui aussi,inquiet de cette tendance contemporaine à s’éloigner de la nature, a décidé de redorer le blason de la nature. Comment ? Il a commencé par faire réagir avec une affiche de film intrigante où l’on peut voir sa fille lécher une grenouille. Non, son projet ne s’arrête pas là ! Ce papa de deux enfants a lui aussi constaté que ses enfants jouaient beaucoup moins dehors que lui au même âge. Il en a cherché les causes, est parti à la rencontre de jeunes et plus vieux pour comprendre, analyser cette déconnexion et essayer de convaincre de l’urgence d’agir. Prenez le temps de regarder une partie de son travail !

Évidemment, la mission de directeur marketing de la nature ne vous contraint pas vous aussi de faire lécher la première grenouille venue à vos enfants ! Mais nous devons changer notre regard sur la nature et prendre le temps d’observer notre organisation et nos priorités. Convaincre que ce n’est pas une vieille idée issue du romantisme que la nature est bénéfique pour chacun d’entre nous n’est pas une tâche si aisée. Il est évident que de ressentir nos besoins d’être humain nous demande souvent un travail sur soi. Les habitudes prises sont parfois dures à perdre. Cela nous demande aussi surement un petit moment de remise en question. « Pourquoi est-ce que je lui interdis de toucher les feuilles ? Encourt-il un danger ? La douche à 17H00 avec interdiction de remettre un pied dans le jardin après (pour ne pas salir le pyjama !) ? Peut-être pourrait-on s’organiser autrement ? Les courses après l’école avec lui…N’y aurait-il pas moyen d’aller au parc la prochaine fois ?». Même convaincus des bienfaits du dehors, nous nous laissons souvent prendre dans un tourbillon de contraintes en entraînant nos enfants avec nous dans nos contradictions. Convaincre les autres, oui mais se convaincre soi-même en priorité !

Ne nous laissons pas décourager, évidemment qu’aucun de nous n’est parfait !

Photo : Eric Lewis

Photo : Eric Lewis

Non, nous ne sommes pas de mauvais parents si nos enfants doivent parfois venir faire les courses ! Il semblerait aussi que rien n’est jamais trop tard. Natalie Jonhson6 qui travaille auWildNetWork a pu le constater avec ses propres enfants. Elle raconte que la famille était allée à la campagne pour les vacances. Elle s’était dit que la belle campagne entourant la maison servirait de terrain de jeu à ses enfants. Les adultes déchargent les affaires et permettent à leurs enfants d’aller jouer s’attendant à les voir revenir beaucoup plus tard. Mais après quelques minutes, les enfants reviennent en demandant s’ils peuvent rentrer et regarder la télé maintenant qu’ils étaient allés dehors. Surprise des parents qui ont dû expliquer à leurs enfants comment jouer dehors. Comme elle l’explique, il s’agissait avant tout de familiariser ses filles avec l’environnement naturel, de passer du temps avec elles. Six années après cette formidable expérience, les enfants ne sont plus décontenancés par la proposition de jouer dehors. Bien au contraire. Il s’agit donc de ne pas se laisser désarmer en tant qu’adulte quand nos enfants auraient tendance à ne pas vouloir mettre le nez dehors pour pouvoir continuer leur jeu sur tablette. Il faut leur apprendre à être dehors, leur permettre d’avoir un vécu dans la Nature. Il nous faut donc être un bon directeur marketing pour la Nature !

 

Est-ce notre nature qui nous pousse à nous déconnecter de la Nature ? L’Homme peut-il vivre sans nature ? Cette question extrême est bien celle que nous devons nous poser pour nos enfants.

Nos comportements ont évolué à une vitesse inimaginable à l’échelle de notre Histoire. Nos enfants sont déconnectés de la Nature dans laquelle les générations précédentes ont pris racine. Cet éloignement de la nature est la cause d’un certain nombre de maux que nous ne pouvons plus ignorer7. Le constat n’est pas très joyeux mais les solutions existent. Embrasser une grenouille n’est valable que dans les contes. Je ne tenterai pas l’aventure. Mais les peurs concernant la nature montrent à quel point nous nous sommes éloignés de nos racines. Avoir un nouveau regard sur le monde qui nous entoure est indispensable. Chaque occasion de regarder la manifestation de la nature qui nous entoure est primordiale. Observons les arbres le long de la rue pour aller à l’école, remarquons leurs changements au fil des saisons, écoutons la mésange qui s’y perche… Des petits riens qui éduquent le regard de nos enfants. Au-delà, nous devons organiser des temps de rencontre entre nos enfants et la nature durant lesquels chacun de leur sens sera stimulé, indispensables moments pour bien pousser ! Apprenons à faire confiance à nos enfants. Les défis écologiques qui nous attendent demain nous mettent face à nos comportements. C’est en permettant à nos enfants de construire ce lien à la nature que nous leur permettrons de donner du sens à leur écocitoyenneté.

Je vous laisse donc mettre vos chaussures et vous souhaite une belle sortie !

V.S.

>>Heu… mais juste avant de sortir, n’oubliez pas de nous donner votre avis en commentaire!

 

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1. Free The Kids-Dirt is Good / Free the Kids (The Wild Net Work)

2. Etude citée dans The Guardian ici

3. Rapport Natural England

4. Enquête du Natural England

5. David Lindo (son blog)-Article dans lequel il est cité ici

6. Do kids know how to play out? Natalie Jonhson

7. Le syndrome de manque de nature– Emilie Lagoeyte

 

Un article du Monde très intéressant à lire : Et si on lâchait la bride à nos enfants, Guillemelle Faure

Photo du haut de page: Gordon

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19 thoughts on “Comment nos sociétés modernes ont détruit notre lien à la nature

  • Petit mot d’enfant suite à l’article sur grimper dans les arbres.
    J’ai 3 garçons ( 6 ans, 3 ans et 8 mois) les 2 premiers adorent grimper dans les arbres .Le 3eme pour l’instant ne fait que les regarder avec des grands yeux qui semblent assez envieux!!
    Simon ( 6 ans ) a effectué l’exercice de sécurité à l’école recommandé par le plan intrusion ( … je crois que beaucoup de parents verront de quoi je parle malheureusement !). Lors de cet exercice la maitresse a bloqué la porte avec une armoire. A son retour lorsqu’il m’a conte l’histoire je lui dit : « waouou mon chéri, ta maitresse est vraiment super forte » . Réponse de mon p’tit simon  » Alors ça maman je sais pas, je sais pas s il elle sait grimper aux arbres !  » Alors à quand les leçons pour apprendre à grimper dans les arbres à l’école ?

    • J’approuve complètement votre programme scolaire ! Reste à changer un système un peu complexe…La peur qu’un enfant se fasse mal, la peur que le parent porte plainte pour défaut de surveillance (ou activité inadaptée), la peur que….Et pourtant on déplace des armoires dans les classes pour bloquer la porte. On pousse chacun dans des comportements extrêmes allant à l’encontre de notre bien être. Je suis persuadée que la maîtresse et ses élèves auraient préféré être dehors plutôt qu’à vivre un moment anxiogène comme celui-ci. En tout cas, si la maîtresse déplace des armoires, elle doit être très forte pour se hisser dans les arbres ; ) !

  • Les enfants, bien sûr…
    Ce genre d’article est vraiment intéressant. Merci de nous faire prendre conscience de l’éloignement de plus en plus important des enfants par rapport à la nature.
    Mais, et les adultes? Combien d’entre nous ont une vie telle que la nature ne se perçoit plus que par l’intermédiaire de la télé?? Combien font volontairement la démarche de profiter du dehors? Pourtant il n’y a pas tant d’effort à faire, chacun peut trouver sa façon, son chemin, qui lui correspond, mais qui permet de se ressourcer, au sens propre du terme.
    Et si nous, adultes, vivons avec, dans notre tête une petite place pour la nature, alors, nos enfants en profiterons aussi.

    • Il est certain que nos comportements d’adultes modèlent ceux de nos enfants.Et si jamais nous laissons entrer la nature dans nos vies, nos enfants en seront les premiers bénéficiaires. Mais c’est aussi pour le bien-être de nos enfants que nous pouvons petit à petit changer certaines de nos habitudes. Reste donc à convaincre des bienfaits de la nature et à proposer un accompagnement pour que les adultes se lancent (et peut-être à éteindre la télé 😉 ).

  • Je suis une professionnelle de la petite enfance, ayant eu une éducation respectueuse de la nature, et c’est donc tout naturellement qu’aujourd’hui lorsque je présente ma façon de travailler, des parents me disent _ pour résumer « vous êtes Nature » et je trouve que c’est un joli compliment.
    Je rejoins le comm. concernant les adultes qui n’autorisent pas les enfants à jouer dehors, ni même à se salir. Ce sont vers eux que les actions d’éducation devraient s’orienter.

    Très joli article, que je vais partager, afin de sonder et/ou motiver les collègues à davantage « sortir ».

    • Merci pour votre commentaire très chaleureux.Je crois en effet qu’être « une éducatrice Nature » est un joliment compliment. Si les parents le perçoivent c’est que votre action d’éducation à la Nature s’oriente déjà vers eux. En tout cas les actions de chacun d’entre nous, les propositions de sorties, les discussions,… sont autant de petites graines qui iront dans le sens des enfants.

  • Et bien moi j’embrasserai bien les 3 grenouilles et autres tritons qui s’ébattent dans la mare creusée pour les 16 ans de notre fille et qui à cet âge là ne souhaiter rien d’autre qu’une mare !! En Quelques jours elle est devenue « spécialiste » des écosystèmes autonomes et elle a su vaincre ma peur des mauvaises odeurs, des moustiques etc …On n’y connaissais rien alors on l’a fait !
    Ensuite j’ai vécu les plus belles soirées au bord de cette petite mare, la lampe de poche à la main pour apercevoir les tritons de toutes sortes, les tétards, les notonectes et la journée c’était les éclosions de libellules qui nous fascinaient …
    Merci à cette petite fille devenue adulte, qui en plus de grimper dans les arbres, dort à la belle étoile, sait faire du feu et nous régale en cuisine ! Elle demandait d’aller courir nue sous la pluie d’été entrainant ses 2 frère et sœur, ravis dans des courses endiablées dans le petit jardin de village . Et ils n’ont jamais pris froid, ni se sont blessés à jouer librement dehors. J’ai beaucoup appris à la regarder découvrir le monde des insectes avec d’innombrables élevages, de l’escargot, aux coccinelles, en passant par les fourmis, les papillons,

  • Très intéressant!
    Ayant la chance d’avoir un très grand terrain avec mare et accès à des champs, des rochers, on arrive à en profiter mais effectivement, pas tous les jours!
    En guise de clin d’oeil, une photo de ma fille cadette et d’une grenouille

  • tout à fait d’accord avec cet article ! J’ai 7 petits-enfants et ils ont l’habitude d’être dehors dès qu’ils le peuvent ! 2 d’entre eux ont même goûté les fourmis pour voir si c’était bon ! Et les arbres, le vélo, la boue, ils connaissent ! J’espère que votre article aidera beaucoup de familles à retrouver toutes les joies de la nature !

    • Ah ! Moi aussi je me souviens du jour où j’ai goûté des fourmis avec un camarade !
      Je souhaite donc à toute votre petite tribu une belle continuation dans toutes ses explorations à venir.
      Merci à vous pour votre message.

  • C’est vrai qu’on a perdu ce contact avec la nature, il faut dire aussi que les zones naturelles sont de plus en plus éloignées des villes aussi puisque le béton prend sans cesse le dessus. Ce qui fait que rien que s’y rendre coute cher.
    Il est donc important aussi de la préserver au lieu de bétonner partout.
    Je me souviens, de mon temps on me disait  » m’enfin, il fait beau, vas jouer dehors !  » et maintenant c’est  » reste ici, tu vas prendre froid  » et paf, on les colle devant un écran télé ou console pour avoir la paix…
    Il est clair que ce n’est pas comme ça qu’on va leur inculquer le respect de la nature, ni les inciter à sa protection….

    • Je pense en effet que nous ne pouvons pas nous poser la question de la déconnexion de nos enfants avec la nature sans s’interroger sur la place de la nature laissée par l’homme et ses aménagements. Mais si beaucoup trop de projets de « bétonnage » se concrétisent, il y a aussi de beaux projets urbains pour redonner leur place à de petits coins de nature. Il donc aussi important d’apprendre à regarder la nature en ville. De voir qu’elle y a sa place. Et de la faire découvrir sous cette forme à nos enfants. C’est un vaste projet qui nécessite l’implication des parents, je suis bien d’accord avec vous !

  • Merveilleuse initiative, que je cautionne à cent pour cent !
    Je suis une Amoureuse de la Nature, et ô combien, j’aime me connecter aux arbres, contempler un cheval brouter…me délecter du chant des oiseaux…
    Belle continuation,

    Cathy.

    • Merci Catherine. Nous vous souhaitons à vous aussi une belle continuation nature !

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