Besoin de nature

Dis papa, raconte-moi la campagne!

 

 

Dans ce podcast, deux petits garçons témoignent à leur père de leur envie de campagne.

Vous pouvez écouter le podcast directement sur le blog en cliquant sur le bouton Lecture.  Pour enregistrer le podcast sur votre ordinateur et l’écouter en faisant la vaisselle par exemple, en faisant un clic droit ici, puis Enregistrer le lien sous. 

 

enfants-des-champs
Futur souvenir d’enfant?

 

Matthew, 10 ans, USA:
« Papa, comment ça se fait que c’était plus amusant quand tu étais
enfant? »*
Les enfants sont comme cela. Lorsqu’une idée les traverse, ils vous la
soumettent sans préavis.
« Mais oui, tu es toujours en train de parler de tes bois, de tes
cabanes dans les arbres et comment tu allais à cheval dans les
marais… »
En effet, cela était le quotidien de Richard, enfant du Babyboom,
losqu’il avait l’âge de son fils. Se bricoler une canne à pêche avec
un bout de ficelle et taquiner les grenouilles, connaitre chaque
recoin de sa forêt et en rêver la nuit, écouter le vent et regarder
filer les nuages, allongé seul dans un champ…

 

Julien, 9 ans 1/2, France:
« Papa, je voudrais vivre à la campagne avant d’être grand et de ne
plus pouvoir en profiter en tant qu’enfant ! »**
Le papa de Julien (Julien est un nom d’emprunt) est lui
aussi un peu embarrassé face à la demande de son fils. Comment le lui
refuser? Comment lui expliquer que nos vies d’adultes ne nous
permettent pas si facilement de faire de tels choix?

 

Aujourd’hui, Matthew, Julien et leurs camarades sauront nous parler du
réchauffement climatique et de ce qu’endurent les ours polaires, de la
déforestation et de l’extinction des espèces. Certes, cela est
important.
Mais les enfants de cette génération vivent de moins en moins la
nature. Elle leur est de plus en plus inaccessible: trop loin, trop
dangereuse…

J’ai essayé d’être optimisme dans mon dernier article « Le grand retour de la nature? »… il y a pourtant beaucoup à faire!

En effet, de plus en plus d’études montrent les innombrables bénéfices
de la nature au quotidien. Pire, elles prouvent peu à peu que
l’absence de nature favorise les troubles dont nos enfants souffrent
de plus en plus: obésité, hyperactivité, troubles de l’attention…

 

Alors on fait quoi?


 

Avant de s’y mettre sérieusement, voici mon appel à l’action:

 

Je vous propose de vous mettre à la place du père de Matthew ou de Julien. Choisissez l’un ou l’autre.

A leur place, qu’auriez-vous répondu à votre fils?

Aux courageux qui souhaitent se lancer, vous pouvez écrire votre réponse en commentaire.

Vous pouvez aussi lire la réponse du papa de Julien: le lien vers son article se trouve ci-dessous!

 


*Lu dans: Louv R., Last Child in the woods : saving our children from nature-deficit disorder (Le dernier enfant dans les bois : sauvons nos enfants du syndrome de manque de nature), 2005. Malheureusement pas encore traduit en français.

**Lu sur le blog « Papa blogueur: Pourquoi on ne déménage pas à la campagne Papa ?, 2 avril 2015

 

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8 Comments

  1. Depuis notre retour « aux sources », je vois la transformation qui s’opère doucement sur nos enfants. Nous vivons dans un quartier au calme, une « commune de » … mais je dois traverser tous les jours une zone industrielle pour emmener mes enfants à l’école … et je supporte ça de moins en moins. Du coup, c’est promenade en forêt et balades quasi quotidiennes ! Et moi, j’ai envie de répondre à ces parents qui pensent le monde des adultes cruel, que la vie est bien courte pour se priver de continuer à penser comme un enfant 🙂

    1. Quelle belle réponse, Anaïs!
      J’aime ta philosophie, je nous souhaite à tous, parents, de rester animé par une si belle idée!

    1. Olalaa!!! Merci beaucoup!

      Un Award… Zut, je ne crois pas que je puisse à mon tour t’en décerner un autre!
      Et pourtant…!

  2. Je crois que je lui dirai :
    Il ne tiens qu’à toi de trouver ton cheval et de mener bataille ! Il ne tiens qu’à toi de trouver un arbre et d’en faire une cabane. Il ne tiens qu’à toi de trouver une paire de bâtons et d’en faire des épées.

    Ici, il n’y a pas de « vrai » cheval, mais enfourche donc ton vélo en criant « Hue ! » et tu trouveras le cavalier qui est en toi.
    Ici, il n’y a peu de « vrais » arbres, mais déniche donc dans cette haie d’arbustes quelques bouts de bois et je te prêterai un drap pour en faire ton tipi.

    Ici, il n’y a pas de bois, pas de mares, pas grand chose à part de l’herbe tondue rase et des jeux en métal sur des graviers. C’est mieux que rien, mais si ça ne te suffit pas, et bien je t’emmènerai dans les bois. Tu viendras avec moi voir les abeilles. Nous guetterons ensemble les oiseaux dans les champs, et je te montrerai les coccinelles du jardin.

    Et si cela ne te suffit toujours pas je te montrerai comment d’un brin d’herbe faire un sifflet, comment d’un bout de bois bâtir un rêve éveillé et comment dans notre parc de copropriété dénicher les nids et écouter les mésanges.

    Alors, tu seras un homme mon fils.

    Bon le seul problème c’est que c’est une fille que j’ai 🙂

    Ce que je crois, c’est que la nature est toujours très proche de nous, mais que nous oublions de la voir.
    J’habite la ville, pourtant à 2 pas il y a un parc avec milles choses à voir et découvrir. Pourtant à quelques km ce sont des champs, pourtant à peine plus loin c’est la montagne. Il ne tiens qu’à nous de trouver notre petit coin accessible pour nos enfants.

    Alors c’est vrai, j’ai habité à la campagne de mes 3 ans à mes 22 ans, et j’ai connu les joies de l’eau froide dans les ruisseaux en été et les grande balades à vélo dès les beaux jours. J’ai appris à regarder les rapaces et à observer les grenouilles, cela le plus souvent seule. Mais aujourd’hui, lorsque je me promène, je regarde les tulipes et y observe les insectes, je regarde les arbres et y cherche merles, mésanges, rouge-gorges et autres oiseaux siffleurs.

    Il ne tient qu’à nous d’ouvrir les yeux et puis de proposer cela à nos enfants. Qu’importe s’ils ne connaissent pas la même luxuriance que dans notre enfance à nous. Qu’importe si les seuls arbres qu’ils connaissent et reconnaissent sont ceux qui bordent notre rue. Qu’importe s’ils ne connaissent pas toutes les fleurs sauvages. Ce qui compte c’est de les garder émerveillé et ouvert à l’observation.

    1. Oh, Myriam… c’est magnifique!
      Quel bel hommage tu rends là aux enfants des villes. A leurs parents, aussi…
      J’habite un petit centre ville. Ce matin, tôt, je suis partie à travers les ruelles, tenant ma fille par la main. Nous avons marché jusqu’à la rivière. Là, il y avait du sable à gratter, des cailloux à jeter, des petites vagues pour se mouiller le bout des chaussures… Un peu plus haut, il y avait les voitures sur le quai… Nous ne les voyions plus! Le clapotis de l’eau masquait même leur brouhaha.
      Je pense comme toi, qu’il ne tient qu’à nous de permettre à nos petits de s’émerveiller et d’entrer en contact avec la nature, même timide, car elle est partout. Et puis il y aura aussi toutes les promenades dans la campagne, la vraie, qui est rarement bien loin!

      Merci pour ton magnifique message.
      Emilie

  3. Je lui dirais « Tu n’as pas forcément besoin d’être à la campagne pour commencer à profiter de la nature. Tire le mieux de ce que je peux t’offrir aujourd’hui. Pour la suite, je fais de mon mieux pour que cela devienne possible au quotidien. Sois patient. »

    1. En effet, mieux vaut vivre au présent et tirer parti de ce que l’on a… Une belle leçon de vie. En espérant aussi que les politiques d’aménagement feront entrer de plus en plus de nature en ville…

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