Choisissez la cour d’école de votre enfant

 

Imaginez.

Aujourd’hui, on vous donne tous les pouvoirs pour aménager la cour d’école de votre enfant. Exactement comme vous le souhaitez, de la façon qui vous semble la plus propice à ses jeux, à son bien-être, à son développement, mais aussi, bien sûr, à ses apprentissages à l’école. C’est vous le maître d’oeuvre.

Génial! Qu’allez-vous proposer?

Je vous invite à choisir, parmi les 10 photos de cet article, laquelle illustre le mieux votre projet! 😉

Vous pouvez écouter le podcast directement sur le blog en cliquant sur le bouton Lecture.  Pour enregistrer le podcast sur votre ordinateur et l’écouter en faisant la vaisselle par exemple, en faisant un clic droit ici, puis Enregistrer le lien sous. 

 

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Photo: Nathalie

Prenez le temps de réfléchir. Oui, car tout de même, votre enfant y passe du temps, dans la cour de son école. Beaucoup de temps! Combien de temps, d’ailleurs? Et bien si on se base sur 2 récréations quotidiennes de 20 minutes auxquelles on ajoute 10 minutes d’accueil matin et après-midi et peut-être aussi le temps de pause méridienne… Cela fait entre 1 et 2 heures par jour d’école.

Tiens! Ça me rappelle qu‘il est recommandé de permettre aux enfants de jouer librement dans un espace de verdure au moins 1 heure chaque jour. Cela évite les méfaits du Syndrome de Manque de Nature.  Mais là, vous vous dites peut-être: « Heu… bah justement, la verdure, dans la cour d’école de mon enfant, c’est pas trop ça… ». Ah, zut… Mais comme aujourd’hui vous allez tout réformer, il n’y a plus de souci à se faire! 😉

 

Une étude suédoise vous guide dans vos choix

Vous avez raison de penser qu’il va y avoir un parti pris dans le choix de l’étude que je vais proposer pour éclairer votre travail. Il n’en reste pas moins que j’ai choisi une étude qui a été réalisée selon un protocole scientifique parfaitement rigoureux. Il s’agit du travail mené par le suédois Grahn et son équipe en 1997.

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Photo n°1

Photo: Asheville Area Habitat for Humanity

Voici ce que nous apprend cette étude.

Deux crèches ont été étudiées pendant 1 an. L’une avait un extérieur classique (sol plat et lisse, gazon, aires de jeux bien délimitées, un parterre de fleurs, etc. Bref, comme la plupart des cours de nos écoles maternelles). L’autre avait un espace extérieur qui avait été conçu pour permettre aux enfants d’être au plus proche de la nature (jardin sauvage, grands arbres, rochers, bosquet, sol irrégulier, grande surface de sable, balançoires, cordes). Les deux crèches étaient comparables sur tous les autres points (surface du terrain, nombre d’enfant, catégories socio-professionnelles, réputation, etc.)

Les enfants avaient entre 3 et 7 ans. On a étudié leurs compétences dans de nombreux domaines de développement. Et bien vous savez quoi? Les enfants fréquentant la crèche « naturelle » avaient de meilleurs résultats aux tests dans TOUS les domaines de développement.

Par exemple, ces enfants:

  • arrivaient mieux à se concentrer
  • étaient plus agiles
  • étaient moins souvent absents pour cause de maladie
  • étaient plus créatifs dans leurs jeux
  • arrivaient mieux à résoudre les conflits
  • étaient moins distraits
  • étaient plus à l’écoute
  • coupaient moins la parole
  • avaient moins d’accidents
  • semblaient moins agités…

Rien que ça! Et par le simple fait de passer du temps chaque jour dans un espace de jeu varié et empreint de nature. Voilà qui peut laisser songeur…

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Photo n°2: issue d’un site internet spécialisé dans l’aménagement d’espaces de jeux naturels (vous pouvez accéder au site en cliquant sur l’image). Oui, c’est un site marchand… mais non je ne touche pas de commission! Bon, je me doute que vous ne ferez pas appel à leurs services, ils sont tout de même un peu loin… 😉  Mais leur travail est plutôt inspirant!

Mon constat d’enseignante

Les cours d’école, je peux vous en parler. En 7 années d’exercice, j’ai eu le plaisir de fréquenter près de 50 écoles différentes (C’est que j’ai notamment été maîtresse remplaçante). Je peux donc vous parler de ce que j’ai pu observer dans la Drôme.

De plus en plus de goudron

Propre et uniforme, irréprochable, le goudron neuf et lisse est l’habit de choix des cours d’école. Au moins, les pieds des enfants restent propres (vous avez pensé au ménage??), ils arrêtent de trébucher (mais rappelez-vous que dans notre crèche « naturelle », la motricité des enfants est plus développée, donc ils trébuchent moins!) et tout le monde est content. Les enfants s’en accommodent en jouant au foot ou avec leurs cartes pokémon… mais je veux bien croire qu’ils sont moins créatifs et qu’il y a plus de conflits!

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Photo n°3

De moins en moins de terrains variés

Le sable ça fait déraper, les cailloux ça se lance, la terre ça colle, tout ce qui dépasse on peut se cogner dessus. Les fleurs? On les trouve belles alors on les met à l’écart, et interdit d’y toucher!…Les enfants aiment bien gratter la terre, jouer dans les petits trous, marcher dans les flaques? Oui mais après, leurs vêtements sont sales et mouillés… Ah! Épineuse question, celle des vêtements, comment allez-vous l’intégrer dans votre projet, vous, lecteur, qui allez remodeler votre cour d’école??

Des petits coins où se cacher?

Un de ces jours, je vous parlerai d’une étude qui démontre les compétences que développe l’enfant lorsqu’il n’est pas toujours directement sous le regard de l’adulte. En tout cas, vous avez constaté comme moi que nos petits adorent se cacher dans des petits coins. Le problème, c’est qu’il est un peu moins facile de les surveiller… Alors là encore, on supprime! Enfin non, il reste des petits coins « homologués », par exemple les cabanes en plastique. C’est déjà ça!

De la terre? Des plantes?

Mais la terre, c’est sale! Alors on supprime, la terre, aussi? Souvent, oui. J’ai malheureusement fréquenté plusieurs cours d’écoles dans lesquelles il n’y avait ni gazon, ni arbres, ni terre, ni rien. Que du bitume… Alors on distribuait des cordes à sauter et des petits vélos aux enfants pour qu’ils se dépensent quand même.

Cependant, dans de nombreuses écoles il y a des projets de jardinage. Ce sont souvent des petits laboratoires de poche qui permettent d’observer la croissance de quelques plantes (et c’est déjà une sacrée source d’émerveillement!). Ils sont en général placés sur le bord ou dans un coin. On espère ainsi préserver les plantations des petites mains ravageuses. Les enfants n’ont en général pas le droit d’y accéder en dehors des séances encadrées.

Je n’émets sur ce point pas de jugement de valeur. La critique est facile alors que de petites initiatives demandent souvent déjà beaucoup d’efforts. Je me doute seulement que si l’espace végétal était majoritaire dans les cours d’école, les petites mains testeraient la résistance des feuilles sur d’autres plantes que celles des plate-bandes. Il ne serait sans doute plus nécessaire d’interdire aux enfants de s’approcher des cultures!

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Photo n°4

Photo: Ted Eytan

Quelques cours dignes de notre crèche « naturelle » suédoise

Après avoir brossé ce bien noir tableau, j’ai tout de même envie d’évoquer les quelques cours d’écoles qui ont encore un terrain varié et végétalisé. Il y en a peu. Mais il y en a, c’est donc que c’est possible!

La première à laquelle je pense, elle est dans un petit village du Vercors. Côté nature, les enfants sont servis, là haut! Cette cour a un jardin clos d’un muret en vieilles pierres, abrité sous un gros tilleul. Les enfants y sont à l’affût des lézards et des ptites bêtes, ils entendent les cloches des vaches. Ils n’ont tout de même pas trop le droit d’escalader le muret… A ce propos, je vous parlerai rapidement tout à l’heure de la responsabilité des enseignants en cas d’accident.

J’ai vu aussi une cour d’école immense, avec une grande pelouse en pente. Les enfants la dévalait en roulant, cette simple pente était source d’innombrables jeux!

Une autre était cerclée de buissons. Les enfants y vivaient leurs petites aventures! Nous savions bien où les trouver en cas de besoin, mais je me souviens qu’il y avait assez peu de conflits à régler dans cette cour. Les enfants avaient leurs territoires, leurs refuges!

La dernière à laquelle je pense est celle de mon village, celle où ira ma fille. Talus à escalader, pelouses, sable et petits cailloux, arbres… Les enfants s’y régalent! Les enseignants peut-être un peu moins. C’est que pour assurer la surveillance, il faut se répartir entre 3 espaces… cela demande une certaine organisation!

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Photo n°5

Photo: Jane Bain

A qui la faute?

Des questions de sécurité et de responsabilité

Il y a quelques années, j’étais directrice dans une école maternelle. J’ai eu à monter un dossier intitulé DUER: Document Unique d’Évaluation des Risques. J’étais notamment chargée d’y mentionner chaque élément de la cour d’école qui pouvais représenter un risque potentiel. Je devais ensuite présenter ce dossier à la mairie: c’est en effet la commune, en tant que propriétaire et gestionnaire de l’école, qui est chargée de l’installation et de l’entretien de la cour. (« L’aménagement et l’entretien des espaces extérieurs réservés aux élèves, ainsi que l’installation et l’entretien des matériels mis à leur disposition relèvent également de la compétence de la commune », extrait du Règlement Type Départemental des Ecoles Publiques).

Je me revois en train de faire le tour de la cour de récré, accompagnée de 2 agents communaux, pataugeant des deux pieds dans le principe de précaution, pointant gentillement chaque élément pouvant représenter un risque plus ou moins imaginaire. Nous avons tout de même opté pour une certaine tolérance à l’égard de certains éléments (non, la cour n’était pas uniformément plate!), mais planait au dessus de nos tête la redoutée Epée de Damoclès brandie par le spectre de parents malveillants, prêts à porter plainte au moindre bobo de leur enfant…

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Photo n°6

Photo: Leslie Duss

Imaginez ce que j’aurais mentionné dans mon DUER si la cour avait été aménagée selon mes rêves les plus fous, avec des arbres pour y grimper, des buissons pour s’y cacher et des cordes pour s’y balancer? La mairie aurait-elle trouvé un organisme disposée à homologuer de tels équipements? (à ce propos, vous pouvez jeter un oeil à ce document de synthèse élaboré par la Maif, intitulé « Sécurité et Responsabilité dans les écoles »)

Une solution s’offrait à moi: ne rien mentionner mais endosser TOUTE la responsabilité. Les enfants auraient sûrement profité des mêmes bénéfices que ceux de notre crèche naturelle, cependant en cas de pépin, j’étais hors la loi et passible de sanctions auxquelles je n’ose même pas songer.

D’ailleurs, est-ce si sûr??

 

Une affaire culturelle

Comme souvent, on craint le pire, mais si on se penche sur le cadre posé par la loi, on se rend compte que tout n’est pas si figé.

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Je vous invite à jeter un œil au document ci-contre, trouvé sur un site ministériel. Il précise le cadre en vigueur dont il faut tenir compte lorsque l’on aménage une aire de jeux. J’y retrouve surtout beaucoup de bon sens! En gros, lorsque je réalise un aménagement collectif, qui aura pour vocation d’être utilisé par beaucoup d’enfants et très fréquemment, je cherche à éviter toutes les mauvaises surprises. Par exemple, les matériaux sur lequel il est prévu que les enfants prennent appui ne doivent pas se casser ou se détacher inopinément.

Rien ne m’empêche de mettre de l’herbe, de semer à la volée quantité de fleurs des champs, d’implanter un bosquet, de disposer un tronc d’arbre au sol ou même des rochers, de conserver un talus en pente, d’accrocher une grosse corde à un arbre, ni même de permettre aux enfants de monter dans cet arbre. Sous certaines conditions et aménagements, qui relèvent du bon sens et de la connaissance de l’enfant ou de réactions d’enfants en groupe.

Il s’agit alors d’intégrer ces aménagements dans un projet pédagogique et de conduire un travail collaboratif (équipe enseignante, mairie, parents, équipe de circonscription…).

Ah! C’est là que ça se complique!

En effet, si de tels aménagements des espaces extérieurs de l’école étaient culturellement acquis, chacun saurait déjà quel rôle jouer dans le projet, personne n’aurait rien à prouver et tout le monde serait confiant, y compris les parents d’élèves. Or, la culture collective n’envisage en premier lieu que des cours d’écoles les plus traditionnelles possibles, goudron, toboggan amorti sur un sol en gomme, platane, marelle tracée au sol et éventuellement carré de pelouse dans lequel on ne va pas quand c’est mouillé. J’exagère?…

Je crois donc qu’il faudra des générations de pionniers qui vont devoir se mouiller, se justifier lors d’interminables réunions, essuyer les critiques ou le refus des plus craintifs et rentrer bien fatigué le soir, parfois à en rêver la nuit… Pourtant, j’ai le sentiment que ces pionniers sont déjà en route!

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Photo n°7

Photo: Dylan Passmore

Et si tout cela changeait bientôt?

La mode est à la biodiversité (et c’est tant mieux!)

Cela a commencé avec le Sommet de la Terre à Rio en 1992, puis 2010 fut déclarée année de la biodiversité. Et de plus en plus fleurissent les projets visant à enrayer la chute de la biodiversité, ou du moins à sensibiliser l’opinion publique à cette question. A cela s’ajoutent des études venant nous prouver à quel point l’homme a besoin de la diversité biologique pour son équilibre… Et petit à petit, des projets visant à faire entrer la biodiversité dans les cours d’écoles voient le jour!

Toutefois, la crèche suédoise mentionnée dans notre étude n’avait pas spécialement pour projet de faire entrer la biodiversité à l’école, mais plutôt de faire vivre la nature aux enfants. Cela passe avant tout par une sorte de terrain d’aventure au naturel auquel les enfants ont accès chaque jour. Mais qui, malgré le piétinement, doit sûrement bien plus foisonner en biodiversité que nos bonnes vielles cours d’écoles!

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Photo n°8

Photo: michael.biermann

Qui porte le flambeau de ces actions?

C’est plutôt du côté des écoles privées ayant un projet globalement tourné vers la nature qu’il faut chercher. Près de chez moi, dans la Drôme, je peux par exemple citer l’école des Amanins, fondé en 2004 notamment par Pierre Rabhi et Isabelle Peloux. 

A l’étranger, le terreau semble parfois plus fertile, notamment dans les pays scandinaves ou germaniques mais également aux Etats Unis. C’est aux pays-bas que j’ai trouvé le plus de projets à ce sujet sur internet. Je vous propose un aperçu en images de cours d’écoles ayant ouvert leur porte à la nature sur mon tableau Pinterest: (cliquez sur l’image pour accéder au tableau)

 

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Mais il y a aussi de formidables initiatives dans certaines écoles publiques françaises. Saluons-les bien bas!

Voici par exemple un aperçu d’un projet mené dans une école maternelle, avec l’accompagnement du Centre d’éducation à l’environnement CARDERE (Rouen):

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Qu’en disent les programmes scolaires?

La mode est à la biodiversité (il était temps!). Dans les écoles, les sciences naturelles ont toujours été au programme et il est depuis longtemps préconisé de prendre appui pour certains apprentissages sur l’environnement immédiat de l’école. Parle-t-on de nature dans la cour d’école dans les textes officiels?

Et bien oui! J’en faisais déjà état dans une précédente vidéo …  Voici notamment ce que précise une circulaire, parue en février dernier et intitulée « Instruction relative au déploiement de l’éducation au développement durable dans l’ensemble des écoles et établissements scolaires pour la période 2015-2018 »:

Afin de généraliser les initiatives visant au retour de la nature et de la biodiversité dans les écoles et les établissements, la création de « coins nature » dans les écoles est encouragée.

Encourageant, non?

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Photo n°9

Photo: Nirmal & Humaira

De plus en plus de ressources documentaires

Autre bonne nouvelle, c’est que pour les courageux qui souhaiteraient se lancer dans de tels projets, il y a de plus en plus de ressources, d’EXCELLENTE qualité, des mines d’or d’idées, d’informations et de séquences clé en main à mener avec ses élèves! Sans surprise, il s’agit souvent de travaux issus du milieu associatif.

Voici 3 dossiers que je recommande chaleureusement. En plus, on peut les télécharger gratuitement!

a-l-ecole-de-la-biodiversite    biodiversite-dans-ma-cour-d-ecole    un-coin-de-nature-avec-des-jeunes

Je vous conseille également de faire un détour par le site de Biodiville qui, je pense, recense la totalité des ressources disponibles!…

Enfin non, il en manque une… C’est à dire que, comme je le mentionnais plus haut, faire vivre la nature aux enfants ne passe pas forcément par un projet sur la biodiversité. Même si par la suite, je ne doute pas que les enfants fait d’un coin de nature leur terrain de jeu auront sans doute de certaines prédispositions pour se sentir concernés par les projets sur la biodiversité!

Voici donc cette ressource. Elle ne date pas d’hier, elle date d’une époque où l’école n’était pas encore entrée en mode « Planet clean », pour reprendre les mots de Louis Espinassous à propos du principe de précaution

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Merci Freinet!

De plus en plus de parents comme vous?

Pour qu’un renouveau ait lieu dans nos cours d’écoles, il faut des enseignants motivés, des municipalités ouvertes… et des parents partie prenante! Bien sûr, en tant que parents, nous serons toujours soucieux de la sécurité de nos enfants. Mais je pense que nous sommes de plus en plus nombreux à nous dire que cette sécurité ne passe pas par un environnement exempt de toute « aspérité », et encore moins de nature!

Alors faisons-le savoir autour de nous, soutenons les enseignants lorsqu’ils sont porteurs de tels projets, impulsons-les quand cela est possible… Et arrêtons de leur casser les pieds quand notre enfant rentre de l’école avec de la terre sur ses chaussures ou un vêtement déchiré! En fait, s’il est une campagne à mener, c’est sans doute sur les vêtements d’enfants et l’usage qui en est fait… Peut-être s’agit-il d’un des frein culturel majeur?…

Pour conclure

Bon! Revenons à nos moutons…

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Photo n°10

Photo: Leslie Duss

Depuis le début de cet article, vous avez donc pu réfléchir à quelle cour d’école vous souhaiteriez pour votre enfant. Et bien la parole est à vous! Je vous propose dans un premier temps de choisir parmi les photos numérotées de cet article laquelle représente le mieux cette cour. Faites-nous connaître votre choix dans la rubrique des commentaires!

Mais comme le choix est restreint, alors n’hésitez pas à nous donner des précisions. L’étape suivante sera… de passer à l’action? Oui, et vite, parce que ces cours d’écoles, nous les souhaiterions tant que nos enfants y sont, si possible!!

 

Emilie

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Photo n°10 bis (il s’agit de la même cour d’école!)

Photo: Leslie Duss


(Jingle du podcast: source sonore: www.universal-soundbank.com, Chant d’oiseaux variés et Senegal – inst : Tambours – Voix)

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63 commentaires sur « Choisissez la cour d’école de votre enfant »

  • Quel bonheur cet article ! Ca me turlupine depuis qques temps cette histoire de cour… Je suis enseignante en maternelle et je comprends tout à fait les points sur la sécurité mais on coupe aux enfants de beaux moments de créativité en supprimant les coins nature…
    Parfois il suffirait de peu de choses comme laisser des bacs de bâtons, cailloux, pommes de pin à disposition ou les laisser un peu sauter dans les flaques….

    Il y a un problème au niveau des parents aussi, qui râlent dès que els enfants sont sales ou blessés.. En Allemagne (j’habite à la frontière) on trouve des combinaisons de pluie qui permettent aux enfants de sortir par tous les temps ! Si seulement ça pouvait devenir l’uniforme des enfants en récré 😉 )

    Et pour le vote, j’aime bcp les cours 6 8 et 10 😉

    • En effet, la question des vêtements d’enfants est un sujet sensible. Cela nécessiterait une bonne campagne d’information auprès de nombreux parents!
      Concernant les combinaisons de pluie, j’en ai moi aussi vu sur pas mal de photos, toujours sur des sites étrangers (Suisse, Allemagne, Hollande). Je vais creuser un peu, pour voir s’il est possible de s’en procurer en France. Sinon, on va se mettre à la couture de toile cirée! 😉

      • Il y a encore quelques temps, il y en avait en vente chez Oxybul.
        Sinon, moi je vote pour la 2!

        • Bonjour,
          Chez H&M, il y avait ces combinaisons.

          Mon fils est entré en maternelle. Il a sa combinaison mais la maitresse a dit que lorsqu’il pleut ou neige beaucoup, ils ne sortent pas / qu’elle ne peut pas aider chaque enfant à mettre sa combinaison donc qu’ils sortent sans et que ce n’est donc pas nécessaire de leur mettre. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!! Nous vivons à la montagne, dans un village.

  • Tout d’abord, bravo pour ce bel et article et ces recherches. Mon choix n’est pas encore fait, mais je suis certaine qu’il faut changer de fonctionnement et offrir aux enfants cet espace naturel auquel la plupart d’entre eux n’ont même plus accès en dehors de l’école. Cela faciliterait notamment la surveillance, limiterait les conflits, et ça nous en avons vraiment besoin, et offrirait tant de situations d’apprentissage « autonome ».
    Merci encore !

    • Tout à fait d’accord avec le souci des parents qui n’ont pas encore découvert la machine à laver le linge !!!
      J’ajoute un proverbe, suédois je crois : « Il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements! ».
      A bon entendeur… Rendez-vous compte qu’en Bretagne, région, parait-il, de la pluie par excellence, certains ont des manteaux sans capuche et très rares sont ceux qui pensent à apporter des bottes!

      • Zut, ton message fait tomber un mythe pour moi! J’ai une amie normande qui était venue travailler dans la Drôme (on encadrait des classes de découvertes ensemble) et qui remarquait qu’ici, dans la Drôme, à la moindre goutte de pluie, on mettait tout le monde à l ‘abri alors que chez elle, en Normandie, vue qu’il pleuvait très souvent, quel que soit le temps la vie continuait normalement… Elle me disait qu’on était tout de même pas en sucre (et je suis bien d’accord!). J’en avait conclu, un peu à la hâte, que dans les régions où la pluie était plus commune… les enfants étaient bien équipés pour cette météo.
        En fait, non? Snif!

  • Merci pour ce très bel article !! je fais le même vote de photos, les 1, 5, 6,8,10 font rêver ! J’oserais toutefois souligner que même si cela s’avère plus compliqué comme surveillance des enfants, les adultes sont eux aussi apaisés par un environnement plus naturel et que, de fait, cela aie aussi des conséquences indirectement appréciables sur les journées d’écoles pour tout le monde 🙂
    Allez hop, changeons le monde !!

    • Tout à fait d’accord avec ta remarque.
      J’ai souvent travaillé dans des cours d’école plutôt goudronnées. En revanche, il y avait presque toujours une vue sympa, notamment sur les montagnes du Vercors. Et c’est souvent en prenant ne serait-ce que quelques secondes pour regarder ce paysage que je me détends un peu.
      Je me souviens que dans le jardin de la petite école du Vercors que j’évoque dans l’article, j’atteignais parfois un état de totale détente (notamment lorsque je proposais des jeux d’écoute aux enfants). J’étais alors complètement dispo pour enchaîner sur une activité demandant particulièrement beaucoup d’énergie ou de concentration . Et les enfants aussi!

  • Très bel article… Inspirant… Le principe de précaution affaiblit la spontanéité et l’autonomie… Dommage…
    Faisons confiance en nos enfants…
    J’adore les cours-jardins N°2 et 10…

    • Oui, sans doute en arrivera-t-on à un principe de précaution pour se protéger… du principe de précaution!!
      😉

  • j’adore les photos 6-8 et 10 ! travaillant dans la gestion des milieux naturels, cet article me parait tout a fait cohérent, mais de nombreux parents en effet ont peur de tout pour leur enfant, il faudrait leur montrer que les laisser vivre, toucher, grimper c’est comme ça qu’ils se construisent et osent par la suite ! voir en vacances a la montagne des enfants qui pleurent en regardant les rochers a escalader parce qu’ils ont peur c’est vraiment énervant, s’ils pouvaient se dépenser dans des cours d’écoles aménagées comme dans la nature ils s’endurciraient et seraient les premiers a grimper !

    • ……….. profondément d’accord avec vous, Manon!
      Une collègue me parlait hier de ses élèves qui l’avaient surprise à avoir tant de difficultés… à escalader un petit talus pour accéder à un champ! (et je ne parle même pas de la tête qu’ils ont fait lorsqu’elle leur a proposé de ramasser des vers de terre… ils étaient à bonne école!). Son école est pourtant située dans la campagne.

  • Bonjour
    Ma petite expérience…
    J’habite depuis un an dans une petite ville allemande et ma fille de 3 ans va dans l’équivalent de notre école maternelle. Effectivement le fonctionnement est différent, les enfants sont habitués à jouer dehors et ca se sent. Tous les enfants doivent amener chapeau de soleil, vêtements de pluie, bottes, et ce fameux pantalon imperméable à bretelles qui se traduit en français par « pantalon de gadoue ». Les enfants s’habillent plus « sportwear ». On oublie la jupette car impossible de mettre son pantalon de gadoue 🙂
    On trouve aussi partout des bonnets de coton ( que je ne voyais pas aussi fréquemment en France) qui permettent de sortir couvert à la fraiche en été. Bref on faiten sorte de sortir jouer par tous temps.
    La cour d’école est à l’inverse des cour françaises (3/4 herbe, arbres et 1/4 bitume) pour permettre quand même un coin engins à pédales sur le bitume. On y trouve aussi un très très grand bac à sable.
    Bon pour le côté négatif j’imagine le temps que passe les instits pour la mise en place de ces pantalons de gadoue/ coupe vent / bonnet/ bottes avec des petits. Et il faut voir l’état du couloir le soir, oui ca engendre beaucoup de ménage (et du sable ramené dans les chaussures à la maison tous les jours)
    Donc à mon avis pour aménager ce genre de chose en France il faudra beaucoup argumenter avec tout le monde, parents, agents d’entretien,…
    SInon pour aller en douceur vers des cours naturelles, il faudrait peut être installer davantage d’aires de jeux nature (
    http://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo-s/04/1f/55/c0/center-parcs-domaine.jpg)
    qui garantissent les normes de sécurité nécessaires et feront moins peur aux collectivités ?

    • Bonjour Aurélie,
      Comme votre témoignage est intéressant! Que manque-t-il chez nous pour y arriver? Peut-être pas grand chose… D’ailleurs, localement les habitudes des enfants sont parfois proches de celles que vous décrivez. Là encore je pense à mon école du Vercors: 4 mois par an, les enfants venaient à l’école en combinaison de neige (sauf 1 ou 2 qui ne tardaient pas à s’y mettre au risque d’être exclus de pas mal de jeux dans la cour!) et ne mettaient pas plus de temps pour se changer avant d’entrer en classe… que peuvent en mettre pas mal d’élèves pas du tout motivés à l’école et qui trouvent toutes les occasions d’éviter de rentrer en classe! (une cour d’école terrain d’aventure les motiveraient-ils davantage? Sûrement que oui!).
      Merci pour votre lien: c’est peut-être bien une des étapes pour faire évoluer nos cours…

    • Exactement la même chose que vous décrivez ici en Norvège. Nous on l’appelle « pantalon marin pêcheur »…
      C’est vrai que cela prend du temps d’habiller les enfants de maternelle, mais comme ils passent entre 1 à 3 heures dehors c’est assez rentable.
      En revanche, nous n’avons pas de petite forêt comme dans le témoignage de Céline mais plusieurs jours par semaine les enfants partent en promenade avec leurs maîtresses dans la nature alentour, meme ceux qui ne marchent pas dans des grandes poussettes-mini chariots. Cela aussi je pense que ce n’est pas possible en France pour des questions de responsabilité. C’est bien dommage !!

    • Bonjour, on peut aussi faire participer les enfants au ménage, façon Montessori, et du coup les rendre plus attentifs à la façon dont ils rentrent dans une maison quand ils sont sales, c’est un ensemble pédagogique…

  • bonjour Emilie, merci pour votre article inspirant et très documenté, comme toujours. je souhaitais attirer votre attention sur les pédagogies et écoles alternatives dont Waldorf-Steiner qui en France et ailleurs mettent l’homme au centre de la nature. mon enfant fréquente un jardin d’enfants Steiner à Strasbourg, et oui le jardin est très grand, très boisé, avec deux gros bacs a sable, des plantes et des buissons partout, des cabanes et des balançoires; les jardins sont entretenus par les parents et les enfants. et oui les enfants sont équipés de combinaisons, bottes de pluie, de neige, gants etc. pour vivre à l’extérieur, été comme hiver, au minimum 1h par jour. c’est contraignant par certains aspects, mais quel bonheur de les savoir si proches de la nature.
    je vais diffuser votre blog auprès des parents du Jardin d’enfants, ils sont convaincus mais c’est bon de savoir que le sujet intéresse de plus en plus de personnes.
    je vote naturellement pour 8 et 10!
    V.

    • Bonjour Valéria,
      Ce que vous décrivez… fait rêver! En effet, les pédagogies telles que Waldorf-Syeiner sont une source inestimable d’inspiration pour impulser de tels changements. Il me semble qu’elles sont une sorte de modèle pédagogique qui parle à de plus en plus de parents. Pas toujours évident toutefois de vraiment s’en inspirer à l’école publique, justement parce que cela peut déplaire ou même effrayer certains parents. Il y a un gros travail de communication avant de faire admettre au plus grand nombre que, par exemple, des cours d’écoles telles que celle dont vous parlez apportent vraiment beaucoup aux enfants… Mais nous y travaillons!

  • Je réfléchis beaucoup à la création de ce qui s’appelle des « jardins-forêt » (les précurseurs sont surtout anglais sous nos latitudes mais ces jardins-forêts existent de par le monde) : le fait de s’entourer d’une nature comestible (arbres fruitiers, arbrisseaux, légumes) permet de se sentir serein ; c’est ce que rapporte Charles Hervé-Gruyer dans « Permaculture » (Charles Hervé-Gruyer, avant d’être paysan, était marin et a participé à la réalisation de la série de reportages « Fleur de Lampaul, jeunes marins reporters »). Une forêt comestible (ça peut être très petit) dans une cour de récréation me fait vraiment rêver.

    • Bonjour Mathieu,
      Près de chez moi, un projet de forêt comestible (entre autres) se développe sous le nom de l’Oasis de Serendip, vous connaissez?
      J’ai en effet très rarement vu des arbres fruitiers dans les cours d’écoles, parfois des framboisiers ou des fraisiers (qui faisaient vraiment rêver les enfants!), ah si, une énorme vigne grâce à laquelle on avait lancé un formidable atelier de fabrication de jus de raisin (avec des enfants de 5 ans… quel régal!!). Et je me demande simplement pourquoi? Pourquoi pas des pommiers dans les cours d’école? Des poiriers? Ou même des radis? Enfin je veux dire… pas seulement quelques-uns pour les regarder pousser, mais une longue rangée qui permettra aux enfants d’en goûter! Là encore, je me souviens d’un enfant qui arrachait en douce des carottes dans le coin potager d’une cour et allait ensuite les cacher dans un coin… Quelle chasse il s’était prise!…
      Merci pour les références plus qu’intéressantes que vous mentionnez.

  • Bonjour,

    L’association des parents d’élèves de Chanteix a proposé en 2014 un projet d’aménagement de la cour d’école. Au départ c’est une surface minéralisée, deux arbres et des poteaux de basket.

    Nous avons proposé un projet nature et récup, donc 100% gratuit. Nous avons veillé à introduire des éléments qui correspondent aux normes de sécurité. La mairie a validé.
    Nous avons profité de Ateliers périscolaires pour organiser des séances de travail avec les enfants. Les intervenants sont les parents bénévoles et les animateurs de l’accueil de loisir.
    Nos réalisations à ce jour:
    – un château en osier vivant sur une zone d’environ 30m2, avec 3 tours, tunnel, palissade, broyat de bois au sol (bénévolat et ressources locales: 0€)
    – nouveaux arbres plantés (financement mairie)
    – divers ateliers: jardinières et sièges et pneu usagers peints, drapeaux, mangeoire pour oiseaux…
    – jeux peints au sol (marelle, petits chevaux, etc…)
    – téléphone en tube pvc (30ml de tube et 6 bouches pour parler et écouter)
    – financement par la mairie d’une cabane en bois pour ranger les divers jeux directement dans la cour (et pas au fond d’un couloir d’où ils peinent à sortir)
    – divers jeux en récupération
    L’idée est lancée et suit son cours.. Les réalisations émergent, les enfants jouent.

    Nous avons proposé une zone de mobilité sur broyat de bois avec des troncs d’arbres à escalader, mais cela nécessite de faire une extension de la cour et de casser une partie du mur de l’école, cela n’a pas rencontré l’enthousiasme de la mairie… Mais on ne désespère pas…

    En fait tout le monde est très content, il fallait juste le proposer et fédérer les énergies locales (ce n’est pas une mince affaire!).

    • Wouaou! Merci Virginie pour votre témoignage!
      Vous vous êtes emparés de la question à bras le corps et ce que vous avez réalisé a déjà sacrément du transformer la cour… Vous êtes parmi ces pionniers du changement, plein de bonnes idées et d’énergie, vous y avez consacré sûrement pas mal de temps avant même d’en arriver à la réalisation sur le terrain, mais comme vous dites, les enfant, eux, s’amusent! Et par votre témoignage, vous nous donnez l’envie et le courage d’en faire autant.
      Un grand bravo et encore merci! 🙂

  • ça fait rêver… marre de tout ce goudron… Mes enfants vont dans une école associative, d’ici peu nous allons repenser à l’aménagement de la cour, je ne manquerais pas de piquer des idées dans cet article.
    Merci

    • Chouette, beau projet!
      A mon avis, n’hésitez pas à demander conseil à Virginie qui a laissé un commentaire ci-dessus… 😉

  • Bonjour,

    @Virginie : est-il possible d’avoir une photo de votre cour d’école. Merci d’avance !!

    Je vote pour les photos 2 et 10

  • Bonjour,
    Je vis en Norvège depuis quelques années et mes enfants sont nés ici. Les crèches/écoles maternelles (il ne font pas la différence ici, c’est jeux avant tout jusqu’à 6 ans, et activités extérieures la plupart du temps) ont des aires de jeu extraordinaires, qui feraient trembler tous les papas et mamans français… Pas de goudrons ici. Mon ainé qui aura bientôt 3 ans a appris à marcher dans la forêt de sa crèche, une vraie forêt, en pente raide avec des rochers, des trous, une petite falaise de 3m de haut, bref, un terrain vraiment accidenté… Les petits y vont librement, et en 2 ans, je n’ai jamais entendu parler d’un quelconque accident.
    Les enfants sont élevés en extérieur, quelle que soit la météo (et en Norvège, la pluie, la neige, les températures très basse, jusqu’à -20 degrés, sont notre lot quotidien), vêtus imperméables de la tête aux pieds, avec les collants et sous-pulls en laine 365 jours par an (confort avant TOUT).
    La culture de la peur de l’accident, de la peur des taches, c’est en fait la peur de voir ses enfants grandir librement sans qu’on puisse les contrôler et c’est bien français. Alors oui, je sers les dents quand je vois qu’ils prennent des risques, mais s’il n’y a pas risque de blessure grave, pourquoi intervenir ou interdire ?
    J’ai des dizaines d’exemples d’activités qui auraient été interdites dans les cours d’écoles françaises (même pas le droit d’y faire des batailles de boules de neige, des fois qu’un petit caillou s’y glisse!!!): gouter le sable, tailler des bâtons en pointe avec des couteaux, monter très haut sur des jeux extérieurs, sortir sur la plage et se tremper les pieds, faire la sieste dehors par des températures négatives (ce n’est pas un mythe, c’est leur quotidien), etc. Les enfants ont l’air vraiment dégourdis en Norvège, ils sont habiles de leurs pieds et de leurs mains, n’ont pas peur des obstacles ni de l’effort, sont très créatifs et sûrs d’eux. Cela se ressent aussi chez les étudiants et les adultes (c’est certainement un cercle vertueux d’ailleurs).

    • Bon, bah Céline, j’en ai presque les larmes aux yeux! Merci pour ce témoignage. Je n’ai rien à ajouter, j’admire!…

  • Coucou, alors moi j’aime bien la 2, 5, 6 et 10. Je suis assistante maternelle depuis 2 ans et avant j’étais auxiliaire puéricultrice en crèche- halte garderie et bein oui les enfants ça a besoin d’être en contact avec la nature! Ce matin encore 2 petits loulous dont j’ai la garde ont chaussé des bottes (elles sont à moi! je le précise car même si les parents « enseignants » savent et adorent que leurs enfants soient dehors, ils n’ont jamais pensé à m’en laissé à la maison!) (autre parenthèse j’ai aussi une salopette imperméable et veste qui va avec! trouvé pour pas trop cher en FRANCE) et je précise aussi que les parents ne me disent jamais rien par rapport aux tenues salies (pourtant assez chers « sergent major… ») Donc mes 2 loulous 18 mois et 3 ans ont sauté dans les flaques d’eau,joué avec un bâton dans les flaques de boue , ont donné du pain aux chevaux,poules, chèvre… et pour le + grand plaisir de mon + gourmand, trouvé des fraises, groseilles et 1 framboise englouti direct! Les cours d’école, du boulot par chez moi! mais la mairie a déjà mis un parc de jeux avec sable & cailloux en face d’une des écoles c’est un début! sinon du macadam qui d’ailleurs n’est pas mieux pour les vêtements car trous toutes les semaines! et allez je le dis: « les maîtresses ne sortent pas les vélos » blessure une fois du coup plus rien! les enfants jouent à courir… Mais j’y crois, je vois une belle cour d’école avec de l’herbe, un bac à sable, un coin terre avec des véhicules de chantier pour creuser…des arbres et des haies façon labyrinthe! voilà, merci encore pour cet article, ça fait du bien de rêver! Vanessa

    • Bonjour Vanessa,
      Oui, ça fait du bien de rêver! C’est une chance pour les petits de faire leurs débuts chez une nounou branchée sur l’extérieur. Quand aux cours d’écoles, pfff… Je viens de lire le témoignage de Céline (juste au dessus du vôtre), puis je vois vos instits qui n’osent plus sortir les vélos… et les bras m’en tombent! Mais je ne jette pas la pierre à ces instits en question, car elles ne sont pas seules en cause dans le processus qui a conduit à mettre les vélos sous clé… Aller, continuons de rêver, et pas que de rêver car il y a du concret, de vrais projets qui, à droite à gauche, pointent leur nez!!

    • Je crois que je voterais moi aussi pour ces 2 là… avec même une préférence pour la 8! Maintenant que je sais qu’en Norvège, un tel environnement pour les enfants dans les crèches/écoles maternelles est monnaie courante… alors pourquoi pas ailleurs! 🙂

  • Bonjour Emilie, je choisis les photos numéro 6/8/10

    un petit témoignage un peu amer encore ^^

    Nous avons vécu, dans notre école de village en Mayenne, une illustration effective des choix utiles et pratiques pour le projet d’aménagement de la cour et du préau. Nos trois enfants y sont scolarisés.

    après le don monétaire spécifique d’un abbé à l’école(privée), conséquent, il fut décidé de changer les revêtements de la cour, entre autre.

    s’en est suivi pour les parents d’élève et l’encadrement, d’un questionnement sur  » la représentation d’une école. »
    Ni ma femme ni moi, ne sommes de culture rurale et une chose nous interrogeait, les enfants ne faisaient jamais de sorties nature dans cette école. La Mayenne compte des centaines de kilomètres de chemins balisés dont certains passent à moins de cent mètres de cette école.

    Nos propositions tournaient donc autour d’un potager, de reverdir, de semer. Nous proposions des sorties comestibles, des contes, des randonnées, pensant les projets adaptés à une école de campagne. Peu d’investissement, un peu d huile de coude pour ramener la terre etc…

    en lisant cet article, je comprends aujourd’hui la bagarre insensée et l’hostilité disproportionnée que nous avons vécu à l’époque et les choix encore plus dingues d’abattre tous les arbres centenaires de la cour pour faciliter le travail de l entreprise qui allait goudronner celle ci et le préau. Comme jardin, une jardinière avec une plaque commémorative à cet abbé donateur dans laquelle un petit arbre tente depuis deux ans de pousser.

    aujourd’hui, les racines centenaires qui passaient sous les murs de l’école, pourrissent et les murs se lézardent. Les murs vont tomber, c’est peut être le signe de changements pour enfin ouvrir les écoles vers l’extérieur ^^

    merci,
    Jimmy

    • Bonjour Jimmy,
      Votre message, comme d’autres précédents, est réellement chargé d’émotion. Il donne envie de crier, je partage votre colère, cela est vraiment consternant! Enfant, je crois que c’est surtout entre les racines des arbres centenaires de la cour de mon école que j’ai joué. Je me souviens clairement de nos jeux, soit pour se déplacer en équilibre sur ces racines, soit pour y construire des villages imaginaires pour des personnages faits de simples bâtons…
      Les arbres ne seraient-ils plus à la mode? En fait, voilà, il y a, en plus du reste, un phénomène de mode qui fait que chaque commune a besoin de se targuer d’avoir une cour propre avec un beau revêtement… Et comme vous le dites, amener de la terre et installer un potager, cela ne coûte pas grand chose… Est-ce pour cela que c’est beaucoup moins à la mode?
      C’est bien triste, en effet. Mais ne baissons pas les bras, il faut que ça change!!!
      Emilie

  • Quel bel article!
    Voilà longtemps que je m’interroge sur les espaces de jeux.
    Je travaille dans un collège et là, c’est la déprime totale: espace bitumé, aucun espace de jeu prévu (le terrain de foot est improvisé au milieu des autres élèves) les bancs sont en ciment bien exposés au soleil… Les espaces plus travaillés ne sont accessibles pour personne, simple lieu de circulation, d’apparat.
    Dans l’école de village de ma fille, j’étais étonnée de voir une cour fraîchement refaite où l’on a pas accès à l’herbe. Des fleurs ont été plantées et des bancs en rondins de bois permettent de s’asseoir, c’est déjà ça.
    Je trouve que les espaces sont gâchés, la mode est au parvis bien larges, à la propreté présumée des sols goudronnés (très abrasifs pour les petites chaussures de mon fils!).
    Votre article et une belle source d’inspiration et d’échanges et me donne envie de participer davantage aux conseils d’école.

    Merci,
    Virginie.

    Pour les photos, mes préférences vont vers la n° 1, la n° 2 et la 8.

    • Zut, vous venez apporter un nouveau témoignage désolant… Et malheureusement, je crois que ce que vous décrivez est la norme chez nous… Mais en effet, nos leviers sont dans ces réunions auxquelles on peut participer, conseils d’écoles, conseils municipaux, à condition d’avoir quelques arguments pour faire valoir ses idées, et quelques connaissances sur la réglementation afin de ne pas se laisser endormir…
      Courage à vous, c’est par nos petites actions que tout commence! 😉

      Emilie

  • J’adore votre site et pour moi les cours qui me font rêver sont la 5,6,8,10…chez nous on leurs interdit de jouer sur la pelouse, car ils font des trous, de la terre douce etc… ils se contentent du bitume quel tristesse tout sa pour une question de sécurité voir même de propreté pour les parents, à quand pour un retour à la nature.

    • Interdit de jouer dans la pelouse… quelle aberration! J’ai moi aussi souvent été témoin de telles pratiques dans de nombreuses écoles. Il y en a même une qui avait un joli jardin (les enfants y réalisaient quelques activités pédagogiques de temps en temps autour d’un petit potager). Mais accrochez-vous: les enseignants interdisaient aux enfants d’y jouer pendant les récrés parce que le jardin n’était pas visible depuis leur poste de surveillance. Dans d’autres écoles, les enseignants se répartissent en plusieurs lieux (quand la cour a des recoins) pour pouvoir surveiller… c’est moins sympa pour les adultes, on ne peut pas discuter tous ensemble et croyez-moi, pendant les récrés, les adultes n’échangent pas que des futilités. Mais pour les enfants, la différence est incomparable!!
      Il reste encore du chemin à faire…… On est encore loin de la photo 8 (qui fait presque l’unanimité dans les votes!) dans nos cours d’école! 😉

      Emilie

  • Bonjour Émilie,
    Vacances d’une enseignante pour qui cet article résonne profondément.Il est temps pour moi de continuer à découvrir tes articles toujours aussi bien faits.N’ayons pas de petits rêves,car les plus grands sont réalisables.
    A tout bientôt pour des aventures natures
    Céline

    • Bonjour Céline!
      Oui, mais vacances d’une enseignante qui se démène plutôt deux fois qu’une pour que le plus grand soit réalisé. 😉
      J’ajouterai que les petits ruisseaux font les grandes rivières… Alors à chacun sa goutte d’eau! Mais tout de même, pour enlever le goudron des cours d’écoles, il va en falloir des gouttes d’eau!
      Oui, à tout bientôt.
      Emilie

  • Photos 8 et photos 2 sans aucunes hésitations!!!!
    Ce sont ces cours où j’ai eu la grande chance d’évoluer, de rêver, de construire mon petit monde imaginaire avec les copains et copines dans une école primaire des alentours de Lyon, où tout un bois non entretenu et largement en pente était directement accessible pendant les récréations. J’ai également pu travailler en tant qu’animatrice de CLSH dans ce même établissement et voir avec beaucoup de bonheur les enfants se créer leurs propres mondes et jeux! Malheureusement je crois qu’aujourd’hui l’espace de récréation a été limité et n’intègre plus ce bois…..quel dommage!

    • Bonjour Cécile,
      J’ai eu un fol espoir en lisant votre commentaire… je me suis dit « Ah, enfin une cour d’école avec un vrai petit bois! En plus près de Lyon, c’est formidable! Mais finalement non… Il vous semble que les enfants n’y aient plus accès pendant leurs récrés… Quel dommage! Mais bon, le bois est toujours là, il n’y a plus qu’à trouver le moyen de faire machine arrière et d’en ouvrir de nouveau l’accès!

      A très bientôt,
      Emilie Lagoeyte

    • Bonjour Cécile,
      Un lieu pareil existe aux alentours de Lyon ?? pourriez-vous me dire le nom de cette école svp ?
      Un très grand merci d’avance !
      Aurélie

  • Bonjour Emilie,
    Merci pour cet article de qualité et plein de ressources !
    Bien sûr, j’adorerais que ma fille de 4 ans puisse évoluer dans la cour n°1, 8 ou 10… mais sa cour ressemble à s’y méprendre à la n°7…
    Nous venons de créer une association de parents d’élève à l’école, et je vais me pencher sur les ressources que vous proposez pour essayer de proposer un projet réalisable dans notre contexte urbain, alors qu’il n’y a même pas un arbre dans la cour. Malheureusement, si on ne veut pas ou ne peut pas mettre ses enfants dans une école privée proposant un accès à la nature plus développé, il faut bien faire avec l’école de quartier…
    Au plaisir de lire les autres articles de votre blog que j’ai découvert récemment,
    Hélène

  • Bonjour Hélène,
    Je crois que vous avez fait un premier pas qui est une base essentielle: vous avez participé à la création de cette association de parents d’élèves. A plusieurs, vous aurez d’autant plus de poids! Je pense qu’une discussion avec l’adjoint au maire responsable de l’école me semble un bon préalable, pour bien comprendre les positions de la mairie à ce propos, et notamment comment ils procèdent pour faire certifier les aménagements et donc les valider… Mais sans les brusquer, peut-être cela prendra-t-il plusieurs mois voire quelques années avant de vraiment changer!
    Je vous souhaite sincèrement que votre projet aboutisse, peut être par petites étapes!

    A très bientôt,
    Emilie Lagoeyte

  • Bonjour Emilie et tous les lecteurs/trices de ce blog, de plus en plus fréquenté, quel plaisir !!!

    J’ai été directrice de 2013 à 2015, deux années scolaires, d’une école Montessori. Dans la cour, il y avait un grand espace bitumé, indispensable pour la circulation des petites draisiennes et vélo des enfants.

    Mais nous avions fait le choix de permettre aux enfants d’avoir accès le plus possible à la  » nature  » :

    – espaces vert tout autour de l’espace bitumé ;

    – grands arbres que les enfants pouvaient escalader librement (seule condition, demander à un adulte de venir non loin d’eux et nous étions disponibles à chaque demande) dans un espace aménagé de 20 m2 dont nous avions recouvert le sol de copeaux pour éviter les grosses chutes ;

    – potager en carré coopératif : nous avions adhéré aux Incroyables Comestibles et tous les jours des bénévoles retraités(e)s ravi(e)s venaient jardiner dans la cour sur le temps de midi avec les enfants au gré de leurs envies/demandes ;

    – coin compost que les enfants venaient nourrir chaque jour des épluchures de collations de fruits frais BIO servies chaque matin et préparées par les enfants eux-mêmes ;

    – tas de sable et vieille plate en bois (bateau breton) où les enfants jouaient des heures aux pirates, creusaient le sable à la recherche de trésors et  » cuisinaient  » de bons petits plats à base de sable, d’herbe et de cailloux (nous, éducatrices, étions régulièrement nourries ainsi !) ;

    et j’en passe !!! L’équipement de rentrée des enfants contenait un ensemble de pluie, des bottes, une chapeau de pluie et une casquette : en tout temps, ils pouvaient ainsi sortir dehors équipés. Et ils avaient leurs chaussons en classe pour être à l’aise.

    Cela peut sembler idyllique n’est-ce pas ? Mais je vais aussi en donner les aspects plus compliqués :

    – le coût de ce type d’école, privé et sans subventions de l’état tout d’abord ;

    – le temps que nous passions chaque jour en tant qu’éducatrice à aider les enfants à se préparer, surtout en cas de mauvais temps ;

    – l’état des vestiaires et sanitaires extérieurs toute l’année et la fatigue des agents d’entretiens ;

    – les plaintes fréquentes des parents sur l’état de leurs enfants le soir après l’école ;

    – les plaintes de mes collègues qui trouvaient que je permettais trop de choses aux enfants et que du fait la surveillance était plus difficile (nous éducateurs avions des journées continués de 8h00 à 18h00 et pas de pause le midi…) ;

    et j’en passe là aussi…

    Bref, ce n’est pas si simple que cela dans le cadre de la structure et de la collectivité. C’est possible mais les moyens, humains et financiers à déployer sont conséquents et doivent être bien répartis pour éviter fatigue et lassitude…

    Ce qui fut mon cas : j’ai démissionné… Et j’ai fait le choix de déscolariser nos trois enfants, en partie pour qu’ils vivent plus dans la nature et au grand air. Car même si les cours sont plus  » vertes  » et sauvages, ils n’y iront que si peu dans une journée d’école finalement…

    Nous faisons donc le choix de nous battre pour nos enfants à défaut de combattre le système certes. Nous avons de petits moyens financiers et avons vendu notre maison. Nous déménageons dans 3 semaines pour une location en pleine compagne, avec 2000 m2 de terrain couvert d’arbres, d’un petit cours d’eau et de verdure. Nos enfants pourront être dehors autant qu’ils le désirent (c’est à dire très souvent !) et le rythme de nos semaines sera en partie ponctué par l’entretien de notre futur grand potager (mixte entre carré et permaculture), notre poulailler et notre verger. Nous vivrons au rythme des saisons, nous couchant tôt en hiver et tard en été pour profiter des beaux jours.

    Je voulais témoigner car cette possibilité, en en tant que parents nature, existe aussi : celle de vivre sans école et plus dehors !!! Je me tiens à votre disposition pour témoigner de ce choix de vie sur le blog ou répondre à des questions.

    Belle année scolaire, ou non, à tous et à toutes !!!

    Charlie

    • Bonjour Charlie,
      Merci pour ton témoignage, qui donne à réfléchir. En effet, ce que tu décris semble idyllique. Et en effet aussi, le rythme de vie que cela vous imposait, les retours négatifs des parents et les contraintes semblent avoir été intenable. Je pense que culturellement, en France, nous avons un chemin énorme à parcourir à ce sujet…

      Il y a deux jours, je regardais un documentaire (School’s Out, Lessons from a Forest Kindergarten) dans lequel des enfants de 4 à 7 ans allaient non pas dans une école maternelle classique, mais dans un jardin d’enfants, public, dans les bois. Quand je dis public, c’est à dire que c’est une alternative prise en charge par l’Etat, les parents ont le choix. C’est en Suisse, je ne sais plus dans quel canton. Les enfants passent la journée dans les bois, sans salle de classe. La logistique est tout autre et les frais semblent moindres. Ça se passe à quelques heures de route de chez nous… et ça semble un tout autre monde. Pourquoi?

      Dans une école maternelle près de chez moi, le choix vient d’être fait de mettre de l’herbe synthétique et tout le monde semble satisfait: « Comme ça, il y en a toute l’année » a dit une collègue… Je ne sais pas exactement ce qu’elle a voulu dire, mais ça me rend triste.

      Je comprends ton choix d’avoir descolarisé tes enfants, vous semblez en plus avoir rassemblé les conditions idéales pour aller jusqu’au bout de vos choix. De mon côté, je pense miser sur tous les « à côté » de l’école, le temps libre, pour faire en sorte que ma fille ait son bain de nature. On verra…

      Je vous souhaite une excellente année non scolaire, et je vais de ce pas faire un petit tour sur ton blog!
      A bientôt!
      Emilie

  • Tellement d’accord! Moi ça me déprime que mes enfants jouent dans une cour toute bétonnée. Et tu n’exagères en rien sur l’usage de la nature dans les cours. j’ai travaillé dans une école (en tant qu’anim) où les enfants n’avaient pas le droit d’aller sur la pelouse… Au moins il y en avait! Moi qui travaille en milieu rural, je déplore que mes enfants ne puissent pas profiter d’un tel environnement à l’école.
    Cet article m’a fait penser à cette vidéo (en anglais) que je partage avec vous sur une école au japon avec du béton, certes, mais où les arbres sont entrés dans les classes!!! On est à la traîne…
    http://edito.seloger.com/lifestyle/ca-buzz/l-ecole-pour-enfants-de-demain-elle-existe-deja-tokyo-article-5410.html

    • Merci pour ce partage, Adeline!
      Oui, on dirait qu’on est un peu à la traîne… Pourtant, avec trois fois rien, certaines écoles proposent l’équivalent pour leurs élèves. Tout est question de choix… Enfin de choix sacrément influencés par tout un bagage culturel et politique! Yaduboulo!

  • Bonjour !
    merci pour toutes ces infos !
    Je suis enseignante et on est en projet pour obtenir le label écoécole.
    Notre projet est la végétalisation de notre cour !
    Merci encore de partager !

  • Ce que tu fais est génial!
    Je suis ancienne animatrice nature en reconversion pour devenir institutrice.
    Dans mes associations d’éducation à la nature, j’ai eu l’occasion de travailler plusieurs fois sur les cours d’école avec les parents. Ce sont de belles choses qui sont en marche, et je compte bien continuer cette démarche dans mon future métier!
    Merci à toi et bravo pour tes fabuleuses idées et recherches.
    Pour les photos, la 2 prime pour moi mais beaucoup d’autres donnent aussi enVIE!

  • sans hésiter la numéro 8
    Wow, cela fait 4 jours que j’ai découvert ce blog…. je suis tombé dans une caverne d’Alibaba. Je me demande pourquoi je n’ai pas connu avant car cela fait 8 ans que je rêve de créer une jardin d’enfants en forêt comme dans mon pays natal l’Allemagne (Waldkindergarten).
    Depuis le mois d’avril j’essaye de concrétiser mon projet et depuis le mois d’aout j’ai crée mon association (l’école buissonnière): je propose des activités nature sur l’île de Ré pour les 2/3 ans et les 4/8 ans. Je propose ces activités bénévolement et ça m’enrichit de voir les enfants s’amuser avec un simple tronc d’arbre tombé et d’autres petits bonheurs simple de la nature…
    je commence à avoir quelques parents adeptes de ses sorties et de lire tous ces témoignages poignants me font chaud au coeur…. ça donne envie de continuer malgré les nombreuses difficultés.
    Il faut vraiment être motivé en France pour faire évoluer les choses dans l’éducation de nos enfants, mais quand je vois les commentaires je me dis qu’il ne faut pas baisser les bras.
    J’espère que un jour nos idées porterons leurs fruits.
    Pour ceux qui veulent savoir plus sur mes activités voici mon blog
    http://resortiesnature.blogspot.de
    Merci Emilie pour ce blog qui a changé ma vie depuis 4 jours… je ne suis plus toute seule avec mon projet maintenant!

  • et au fait: pour ceux qui connaissent encore peu l’accueil du jeune enfant en forêt je recommande vivement le livre de Sarah Wauquiez « les enfants des bois ». Ma bible à moi!!

  • Bonjour, ça fait rêver tout ceci. Mais oui, au fait, pourquoi les cours sont-elles si goudronnées ? Revenons à la nature. Mes petits-enfants ont un jardin en pente, et les premiers pas ou les premiers tours de vélo se sont fait dans la pente, au résultat ils ont su marcher très tôt de façon très stable.
    Mes cours préférées sont celles-ci : la n°8 qui me semble la plus nature… mais ce n’est sans doute pas évident de trouver de tels terrains près des écoles… La n°10 est aussi bien verte, les pieds sont dans l’herbe. La n°2 est très design (trop?) mais porteuse de plein de possibilités.
    Superbe, votre projet ! Continuez !

  • Merci pour cet article !!! Je suis enseignante et je désespérais d’être la seule à penser ainsi dans mon entourage professionnel. La majorité de mes élèves préfèrent rester en classe plutôt que d’aller en récréation, c’est dire l’étendue du problème !
    En Australie, où j’ai eu l’occasion de visiter deux écoles, les espaces ne sont que très peu délimités. Les enfants peuvent aller où bon leur semble – ou presque – et surtout dans l’herbe ! Il y’a des rosiers que personne ne vient embêter, des jeux en bois vraiment intéressants pour les enfants, des petits recoins, des arbres, des bancs, des tables, et autant d’environnements différents qui permettent des activités variées et non des enfants qui courent partout sous prétexte qu’ils doivent se défouler.
    Je vais garder précieusement votre article dans un coin de mon ordinateur et je le ressortirai dès que je pourrai avoir un pouvoir sur ce qui se passera dans la cour de mon école.

    • C’est triste en effet de constater que les habitudes de nos enfants deviennent de plus en plus casanières… Il en serait tout autre si nous leur proposions des espaces naturels riches et stimulants!
      Je viens de recevoir un témoignage identique au vôtre concernant les cours d’école en république Tchèque. De l’herbe, des enfants qui jouent dans la terre, tout le contraire de nos cours goudronnées!
      Non vous n’êtes pas isolée, il y a même des écoles qui se développent sur ce concept de lien à la nature (y compris dans le public, même si ce n’est qu’un début!). Un bel article à ce propos ici:
      >http://www.ecolealternative.com/forest-school-ou-trouver-une-ecole-en-nature-en-france/

    • Ça ne bouge pas très vite malheureusement… Mais à force de semer des petites graines, elles germent! (les enfants n’attendent que ça) 😉

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